Peintures à l’encre de Chine

La peinture traditionnelle chinoise…
Du souffle au pinceau…

Dernier pan de toutes les activités présentées dans ce site : la calligraphie et la peinture traditionnelle chinoise, que j’étudie avec ferveur et gratitude. L’expression par le mouvement du pinceau sur le papier tente de rendre palpable à autrui cette émotion à ressentir la force de vie présente en toute chose, en tout être.
Dans la peinture traditionnelle chinoise, il s’agit, dans un minimum de traits, de saisir l’essentiel de chaque élément, et de les réunir dans une unité, dans une recherche d’harmonie de vide et de plein. Chaque trait, qu’il soit celui d’une feuille, d’un pétale de fleurs, d’une tige, d’un rocher, doit contenir en lui-même toutes les subtilités de l’élément. Et ensemble insufflés, ils forment un tout.
L’exécution d’un tableau est instantanée et rythmique. Pas de retouches. Un geste libre, ancré, entre Terre et Ciel, porté par le souffle, jusqu’au bout du pinceau.

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« La peinture est envisagée ici comme un acte de retrouvailles. Re-trouvailles avec ce que nous avons toujours, depuis la plus lointaine enfance, connu et pressenti. Avec tout ce qui se cache derrière l’écran des saisons et des feuillages : parfums, saveurs, murmures. Car la vérité du monde visible, présente toute entière en chaque être, en chaque objet, est à la fois lumière et musique – rythme tendu vers la primordiale Harmonie. Dés lors, l’univers vivant, lorsque nous prenions conscience de cela à l’heure de contempler ses plus fragiles manifestations sous la caresse d’un pinceau sensible, se révèle à nous comme un infini chant jailli de l’âme. » (François Cheng)

C’est pourquoi, un peu comme dans l’étude de la musique ou du mouvement du Kinomichi, avant d’arriver à une forme de spontanéité, l’artiste passe du temps à faire des exercices, des gammes de traits, à partir de l’étude des grands maîtres chinois : « avant de peindre un tableau, l'artiste doit suivre une longue période d'apprentissage durant laquelle il s'exerce à maîtriser les multiples types de traits représentant les multiples types d'êtres ou de choses, traits qui résultent d'une minutieuse observation de la nature. » (François Cheng)

Il s’agit d’être libre dans son corps, tout entier sollicité dans chaque trait de pinceau. Et d’être présent de tout son être au monde. Apprendre à regarder, écouter, percevoir, recevoir. Avec subtilité et délicatesse. « Cet élan, cette ouverture de tout l’être, nous rendent perméables à l’essentiel. Si l’essentiel est partout, il ne manque plus que nos yeux pour le voir. Ouvrir les yeux, sortir de l’anesthésie féroce de nos cœurs. Nous laisser attendrir, toucher… » (Christiane Singer)

Oui, il s’agit bien d’un enchantement à la musique du monde.

Et bien souvent, le simple fait de tenir un pinceau à la main, d'explorer tous ses mouvements, de jouer avec les encres, est aussi source de joie très simple et innocente, proche de celle de l'enfant qui découvre les couleurs et les explore de tous ses sens. Là aussi, cette joie et cette légèreté à regarder et peindre sont un enchantement…

Et quand quelque chose de cet étonnement, de cet émerveillement, de cette émotion vécus à ressentir les choses, et à les mettre dans les mouvements du pinceau, se partage dans la rencontre avec celui ou celle qui regarde l’œuvre, jusqu’à vouloir l'accueillir dans sa vie ou dans son foyer, alors cette pratique plutôt solitaire à la base redevient rencontre … vivifiée par la Présence au sensible …

Merci à Claudine Shinoda qui m’a ouvert la voie il y a une quinzaine d’années.

Merci à Wenjue Zhuang, diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Chine, enseignant à Nantes dans son atelier « Le nuage mandarin », qui m’initie avec patience et rigueur à toutes les subtilités de cet art depuis 10 ans.

Merci à Wong Wa, notamment enseignant au musée Guimet de Paris, mais aussi artiste multi compétences très créatif, rencontré cet automne 2018, qui a ouvert dans ma pratique un grand espace de liberté intérieure.

Et merci aux artistes internationaux de cette belle discipline, avec qui je partage sur Instagram depuis une petite année. Chacun m’ouvre des perspectives, et vivifie mon inspiration. C’est très agréable de ressentir des passerelles et des résonnances dans les sensibilités de chacun…

La peinture traditionnelle chinoise est pour moi le prolongement naturel de mes autres activités, centrées sur la relation à l’autre. Le cheminement proposé en « Mémoire de l’origine » permet de nous désencombrer de nous-mêmes pour nous rendre plus disponible à la rencontre, à la vie. La pratique du Kinomichi, art du mouvement, nous apprend à nous donner entièrement, à être plus attentifs à l’autre, à être plus présents dans chaque rencontre.

Alors, bonne balade à vous dans cette sélection de peintures, et pour toutes les autres que vous ferez ailleurs !...

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Liens vers le site de

– « Le nuage mandarin », atelier de Wenjue Zhuang, à Nantes : https://www.le-nuage-mandarin.com/

– Wong Wa :
www.wong-wa.com
https://www.instagram.com/_wongwa

– Page Instagram Sylvie rouger
https://www.instagram.com/sylvierouger


Tarifs :


Tableau des tarifs des œuvres sur demande.

Différents types de marouflage possibles.

Pour le marouflage traditionnel sur soie, prévoir plusieurs semaines de délai. Il est réalisé par un maître maroufleur en Chine.